Associé du bureau parisien de Neowise, Edouard Madinier revient sur son parcours et sur les décisions qui l’ont mené jusqu’au milieu intimiste des multi-family offices. Portrait.
Édouard Madinier, le pragmatique
Ancien banquier privé de renom, amateur de vin et féru de gastronomie, Édouard Madinier s’épanouit aussi bien autour d’un bon repas qu’auprès des familles qu’il accompagne depuis qu’il est associé chez Neowise. C’est sa personnalité, humble mais résolument passionnée par son métier, qui ressort au fil de la conversation.
2008
À la question "pourquoi le patrimoine ?", la réponse d’Édouard Madinier est simple : "j’aime les chiffres et les relations humaines." Il rejoint les bancs de l’Université Paris Dauphine en parallèle de son alternance chez HSBC, où il décroche un CDI en 2008 afin de développer les portefeuilles clients de la banque. À seulement 23 ans, ce jeune actif n’avait pas conscience que le monde bancaire traversait l’une des crises financières qui auraient le plus de répercussions. Pourtant, ce début de carrière l’a marqué. "Je suis né pendant la crise", résume-t-il aujourd’hui. Tout au long de sa carrière, il se rappellera cet enseignement qui lui aura appris à garder les pieds sur Terre.
Fils d’officier de l’armée de l’air, Édouard Madinier évolue rapidement au sein d’un univers qui lui était jusqu’alors inconnu. Il y rencontre de nombreuses personnalités inspirantes, dont une, particulièrement marquante : Régis Brochot, son premier directeur. "Contrairement à beaucoup de juniors, j’ai eu la chance qu’il me donne des responsabilités et une forte autonomie dès mon arrivée", confie-t-il. Ce mentor lui donne l’un des conseils le plus important de sa carrière : "Ce que nous ne comprenons pas, nous ne faisons pas". Un principe qu’il applique encore aujourd’hui, le poussant à s’informer et se former aux nouveautés du marché. C’est d’ailleurs de cette façon qu’il s’intéresse aux cryptomonnaies, se forgeant la conviction qu’elles ont leur rôle à jouer sur la place financière.
2016
Huit années plus tard, Édouard Madinier quitte le navire pour rejoindre Banque Richelieu. L’objectif ? Réveiller une "belle endormie". Redynamiser la maison, attirer de nouveaux clients et repenser l’offre de gestion de fortune devient son quotidien. Sous son impulsion, Banque Richelieu internalise son activité de produits structurés, développe l’offre relance le crédit et renforce l’ingénierie patrimoniale. En 2020, il est nommé au directoire, où il prend en charge la clientèle privée. Une aventure stimulante qui lui fait malgré tout prendre conscience que sa place n’est plus là, après plus d’une décennie à œuvrer en banque privée, ses clients le poussent à se lancer. "J’avais trouvé les limites de mon rôle pour pourvoir les accompagner de manière globale", explique-t-il. Une idée qui devient réelle en mars dernier, lorsqu’il est nommé associé au sein du multi-family office lyonnais Neowise.
2025
Pragmatique, agile et connectée aux réalités du secteur, cette nouvelle aventure lui offre un cadre idéal pour mettre en pratique sa vision. Son quotidien est rythmé par les problématiques complexes que rencontrent entrepreneurs de première génération et start-uppers, qu’il peut désormais adresser grâce aux nombreux partenaires et solutions de Neowise. Ce qui lui permet de développer aussi bien ses compétences que son business !
Malgré un agenda chargé, cet amateur de montagne et bon vivant assumé cultive une joie de vivre qu’il sait prendre le temps d’apprécier. Si, pour l’heure, c’est sur le terrain de la gestion de patrimoine qu’il trace son chemin, ses envies de voyage le portent vers le Japon, la Russie ou l’Italie. Marié, père de trois garçons, il accorde beaucoup d’importante à l’éducation, notamment celle des futures générations, qu’il considère comme la clé de l’épanouissement.
Marine Fleury