Arrivée chez Goodvest en 2024, Maroua Gasmi aligne ambitions professionnelles et convictions personnelles. Courage, confiance et persévérance résument sa personne, mais pas seulement. Portrait d’une femme aussi engagée que passionnée.
Maroua Gasmi, la passionnée
Rien ne vouait Maroua Gasmi à la finance. Celle qui rêve de devenir commissaire de police rejoint les bancs de la faculté de droit de Strasbourg, puis de Nancy. C’est au fil des occasions et de son appétence pour les matières du chiffre que l’étudiante s’oriente vers la gestion de patrimoine, et sort diplômée d’un Master 2 Droit et gestion bancaire du patrimoine de l’Université Paris V, cité Sorbonne. "J’ai toujours voulu exercer un métier de commercial", affirme-t-elle. Un souhait qu’elle réalise en intégrant les équipes CGP du Crédit Agricole Banque Privée. Elle choisit finalement de découvrir "l’autre côté" de la finance en rejoignant 123 Investment Managers, avant d’être nommée responsable des partenariats chez Goodvest en 2024. Une nouvelle pierre à l’édifice qui lui permet d’accorder ses ambitions à sa quête de sens.
Un détour gourmand
Mais Maroua Gasmi a plus d’un tour dans son sac. Avant de se plonger dans l’ambiance électrique des fonds d’investissement, elle s’essaie à l’entrepreneuriat. Passionnée de cuisine, elle lance un concept de brunchs en circuit court. Le projet, éphémère mais formateur, lui apprend la rigueur et la résilience. "C’est un milieu très concurrentiel et j’étais seule à gérer l’ensemble. Cela m’a permis d’affiner ce que je voulais vraiment." Cette persévérance est devenue sa fierté, et l’a incitée à encourager ses étudiants du Master en gestion de patrimoine dans lequel elle enseigne à garder confiance en eux et à ne rien lâcher.
Retour à la finance
Dans un secteur encore majoritairement masculin, Maroua Gasmi revendique son engagement féministe. Elle confie qu’elle a parfois senti devoir donner plus de preuves de sa valeur que ses confrères pour gagner en légitimité. Pour autant, elle n’a jamais laissé ces obstacles freiner ses ambitions. Au contraire, ils nourrissent son désir d’accompagner une équipe à l’avenir, de prendre des responsabilités managériales et de transmettre à son tour.
À 35 ans, la responsable des partenariats incarne une énergie entière qui ne se limite pas seulement à sa profession. L’Alsace de son enfance, où vivent encore ses parents, demeure un ancrage auquel elle tient et revient régulièrement, bien qu’elle ait complètement adopté le style de vie parisien. Le théâtre occupe une place importante dans son cœur, ainsi que la lecture. Son livre du moment ? 1984 de George Orwell, dans son adaptation en bande dessinée par Matyás Namai, qui vole temporairement la vedette aux récits de Yasmina Khadra, qu’elle affectionne particulièrement. Elle pratique le chant dans un registre jazz, et ne manque jamais une séance de crossfit, discipline qui prolonge dans le sport la force de caractère dont elle fait preuve au travail. La liste de ses passions ne s’arrête pas là. La jeune femme s’apprête à réaliser le voyage de ses rêves : le Japon, et plus précisément l’île d’Okinawa, où l’espérance de vie est la plus longue au monde. "J’admire cette culture du détail, où tout est optimisé et abouti", explique-t-elle.
Marine Fleury