Guillaume Huard, le pilote
Pour Guillaume Huard, l’entrepreneuriat est avant tout une histoire de famille. Né à Levallois- Perret, il a deux grands-pères chefs d’entreprise. « Il y en a un qui était administrateur de biens, l’autre était architecte, ce qui fait que, très jeune, j’ai baigné dans l’immobilier », raconte- t-il. En vacances, été comme hiver, entre Paris et le Cantal, il « assistait aux assemblées générales des entreprises ». « Quand on partait à la pêche, on me racontait comment être un bon chef d’entreprise, comment on doit s’adapter aux collaborateurs et être juste. À douze ans, je savais déjà ce qu’étaient les démembrements de propriété. » Son parcours professionnel « est intimement lié à la famille » dans laquelle il a grandi. S’orienter vers l’entrepreneuriat a donc été une évidence.
Un parcours sur mesure
Sur les conseils de sa famille, Guillaume Huard a acquis toutes les compétences nécessaires à la bonne direction d’une entreprise. Après deux ans de BTS, il obtient en 2007 son diplôme de comptabilité et gestion des organisations. Il s’oriente vers une licence en droit de l’immobilier à l’Université de Toulon et termine ses études par un master de droit privé, avec une spécialité en gestion du patrimoine, banque et finance. À la suite d’une première expérience dans un petit cabinet parisien et pour renforcer ses connaissances en finance, il décide de suivre un master en ingénierie financière au sein de Weller International Business School. À l’issue de cette formation, il intègre le groupe Rayne en 2013, dans lequel il affine ses compétences en gestion de portefeuille et gestion d’actifs. Après plusieurs années, il quitte le groupe et rejoint le cabinet KAYS Wealth Management qu’il présidera pendant cinq ans.
Entreprendre
S’étant constitué un socle solide de connaissances, Guillaume Huard se lance dans la création de son propre cabinet de conseil en gestion de patrimoine, Origeen Capital. « J’ai eu un parcours très progressif qui m’a permis d’apprendre beaucoup de choses, j’y suis allé crescendo et cela m’a bien servi. » Dans le métier, ce qu’il apprécie, c’est suivre des clients sur le long terme. En accompagnant certains d’entre eux sur des décennies, il admet que « c’est impressionnant de se rendre compte des efforts que l’on réalise ensemble et de voir les résultats se concrétiser. Les premières années, on rencontre des clients, on fait de nouvelles affaires, et puis des années plus tard, on revoit leurs enfants. »
Rêver d’autre chose
En suivant cette trajectoire familiale, Guillaume Huard ne regrette rien : « J’adore mon métier et je pense que, comme beaucoup de mes confrères, je suis un passionné. » Ancien joueur de football en club, Guillaume Huard a dû renoncer à une carrière sportive après une blessure au genou. Aujourd’hui, il cultive son « goût de l’effort » à travers d’autres activités, notamment le golf et le renforcement musculaire.
Enfant, il avait « deux rêves ». La cuisine d’abord qu’il pratique quotidiennement « pour le plus grand plaisir de [ses] proches ». Sinon, devenir ingénieur : « Je voulais travailler sur les voitures ou sur les avions. » Pour la gastronomie, il a renoncé à ouvrir un restaurant. « C’est magnifique de travailler en restauration, mais avec une famille, c’est toujours difficile d’allier les deux. ». En revanche, passionné par la mécanique, les moteurs et les cylindrées, Guillaume Huard ne se ferme pas toutes les portes à 40 ans : « Je n’aurais peut-être pas le plaisir de voler sur un A 380, mais un jour je passerai sûrement ma licence de pilote privé », confie-t-il. Entre passion et raison, Guillaume Huard continue de tracer sa route, fidèle à ses rêves d’enfant et animé par la même curiosité qui le pousse toujours à viser plus haut.
Clara Lelièvre