Chargée en annonces, la semaine du 18 mai voit un marché qui se stabilise globalement, toujours dans l’attente de résultats rassurants concernant le conflit Iran-États-Unis, tandis que l’intelligence artificielle demeure au centre de l’attention.

Considérés comme un indicateur incontournable de la santé des marchés de l’IA, les résultats de Nvidia surprennent les investisseurs. Le titre s’envole en début de semaine, avant de marquer légèrement le pas. Après l’annonce de résultats trimestriels supérieurs aux prévisions du marché et du lancement d’un rachat d’actions massif de 80 milliards de dollars, la société confirme sa position unique sur le plan de l’innovation et nourrit les espoirs d’une croissance soutenue.

En l’absence de résultats effectifs dans les pourparlers entre l’Iran et les États-Unis, les cours du pétrole brut repartent à la hausse lundi pour se détendre mercredi dans l’espoir d’une avancée dans les négociations, malgré des annonces contradictoires. Alors que Téhéran accuse Washington de chercher à déclencher une nouvelle guerre, le marché demeure très volatil et sensible aux déclarations des deux camps.

Le groupe de restauration collective Elior dévisse après avoir annoncé un bénéfice net divisé par deux. Expliquant ses résultats par un contentieux sur un contrat en Italie et revoyant à la baisse sa prévision de croissance organique du chiffre d’affaires, le groupe perd un quart de sa valeur jeudi et termine difficilement la semaine.

Publicis Groupe a commencé la semaine en hausse après l’annonce de l’achat de LiveRamp, société américaine spécialisée dans les données, pour une valeur de 2,2 milliards de dollars. Le numéro 2 mondial de la publicité souhaite élargir son offre en matière d’IA, afin de faire mentir le marché, qui le présente parfois comme l’un des « perdants » de cette révolution technologique. Malgré une fin de semaine en stagnation pour Publicis, le marché reste attentif à son évolution.

Stellantis peine à convaincre les investisseurs après des annonces jugées décevantes. Le groupe veut rebondir en faisant de l’Amérique du Nord « sa plus grande opportunité ». La firme a cruellement besoin de restaurer la confiance du marché, il a dévoilé des objectifs 2030 supérieurs aux anticipations des analystes, mais encore trop éloignés pour un marché toujours sceptique.


Noa Bouchy