Avec la fermeture du détroit d’Ormuz annoncée par les autorités iraniennes, le climat géopolitique reste incertain en cette deuxième semaine de juin. Dans le même temps, le recul des valeurs des semi-conducteurs a déstabilisé le Nikkei, tandis que la BCE a relevé ses taux directeurs de 25 points de base.

Un flou persistant au Moyen-Orient

Après un week-end marqué par la reprise des attaques réciproques entre Israël et l’Iran, le cours du pétrole Brent a gagné 4 dollars à la réouverture des marchés ce lundi, avant de connaître de fortes fluctuations tout au long de la semaine. Dans l’après-midi, l’annonce par Téhéran de la cessation de ses attaques contre Israël a toutefois entraîné une baisse des cours. Les frappes se sont néanmoins poursuivies du côté des États-Unis. La diplomatie iranienne a annoncé la fermeture du détroit d’Ormuz jusqu’à nouvel ordre jeudi 11 juin. Cette décision, confirmée par l’autorité maritime iranienne, a contribué à une forte hausse des cours de l’hydrocarbure. Le même jour, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a abaissé ses prévisions de croissance de la demande mondiale d’environ 150 000 barils par jour.

Des politiques monétaires en action

Comme le prévoyaient les économistes, la Banque centrale européenne a décidé jeudi de relever ses taux directeurs de 0,25 point de pourcentage, une première depuis septembre 2023. Cette décision intervient alors que l’institution anticipe une hausse des prix de 3 % en 2026. De l’autre côté de l’Atlantique, l’inflation poursuit sa progression depuis le déclenchement du conflit en Iran. Une réunion de la Fed est prévue dans une semaine. Si certains économistes s’attendent à un statu quo, d’autres envisagent déjà une hausse des taux.

Un Nikkei fragilisé

Les incertitudes géopolitiques ont lourdement pesé sur le Nikkei en début de semaine. L’indice phare de la Bourse de Tokyo a ainsi chuté de 3 % à l’ouverture ce lundi. Le repli des valeurs technologiques a également contribué à cette baisse. Le producteur de fibre optique Fujikura et le fabricant d’équipements de test pour semi-conducteurs Advantest ont notamment reculé de 6 % et 3,7 % respectivement.

Noa Bouchy

La rédaction de cet article a été achevée le jeudi 11/06.