S’appuyant sur une enquête réalisée auprès de family offices représentant 928 familles, le 11e baromètre de l’AFFO en partenariat avec EY publié ce mercredi 1er juillet, montre que les family offices font preuve de résilience dans un environnement marqué par les risques macroéconomiques, les tensions géopolitiques et les incertitudes politiques et fiscales. 

Malgré un contexte marqué par les tensions géopolitiques et les incertitudes fiscales, les family offices ne désertent pas les marchés. Selon la 11e édition du Baromètre AFFO-EY, 48 % d’entre eux ont maintenu leur niveau d’investissement en 2025, tandis que 36 % l’ont augmenté. Mieux encore, 65 % considèrent 2026 comme une année offrant des opportunités d’investissement.

Le private equity conserve la première place

Le private equity ne prend pas sa retraite malgré le contexte et conserve sa place de première classe d’actifs avec 34 % des allocations, devant les actions cotées qui regagnent du terrain (23 %), en progression de 5,7 points par rapport à l’année précédente et l’immobilier d’investissement (16 %), en croissance de trois points. Si les portefeuilles se diversifient, les family offices continuent de privilégier le financement de l’économie réelle (70 %), principalement à travers les PME et les ETI, avec une réorientation notable vers les valeurs européennes (+8 points), au détriment des investissements hors Europe (-28 points), traduisant une « recherche d’équilibre entre performance, résilience et création de valeur de long terme », selon Rémi Béguin, responsable du Baromètre de l’AFFO.

Les incertitudes se démultiplient

Le baromètre met également en lumière l’évolution des préoccupations des investisseurs. Les facteurs macroéconomiques demeurent déterminants (88 %), mais les tensions géopolitiques (73 %) et les incertitudes politiques et fiscales (71 %) pèsent désormais fortement sur les décisions d’allocation. Plus qu’un allègement de la fiscalité, les répondants expriment un besoin accru de stabilité et de visibilité. Les priorités d’investissement évoluent. En effet, la croissance rentable s’impose comme le principal moteur des stratégies (66 %). Sans surprise, les technologies s’imposent largement comme le premier secteur d’investissement (73 %), devant la santé et les sciences de la vie (48 %). À l’inverse, l’investissement durable et les stratégies de développement à l’international reculent nettement, traduisant une volonté de privilégier la création de valeur à long terme et une meilleure maîtrise des risques.

Clara Lelièvre