Depuis sa création, Caelis a su grandir jusqu’à devenir un acteur de référence dans le paysage du conseil en expertise comptable français. Services personnalisés, technicité et interprofessionnalité semblent être le triptyque sur lequel repose la profession. 

Décideurs. Pouvez-vous nous présenter Caelis ?

Frédéric Simeon. Caelis a été fondé en 2005 et a depuis connu une croissance significative : d'une structure de taille moyenne avec une dizaine de collaborateurs, nous sommes passés aujourd'hui à trois associés accompagnés de soixante collaborateurs. Nous sommes organisés autour d’un pôle social et d’un pôle juridique, chacun composé de cinq personnes, ainsi qu'un pôle comptabilité et conseil qui constitue notre activité principale. Nous disposons également d'une cellule audit.

Comment vous démarquez-vous de vos concurrents ?

Notre philosophie repose sur une approche centrée sur le client. Nous nous mettons à sa place afin de lui apporter une valeur ajoutée en ligne avec ses besoins et personnalisée, notamment en matière de fiscalité personnelle et de transmission patrimoniale. Nous ne nous limitons pas à la réalisation de bilans ou de déclarations fiscales : nous conseillons nos clients dans une démarche proactive en les mettant en relation avec des notaires, des avocats fiscalistes ou encore des family offices.

Quel est votre rôle dans la transmission d’une entreprise familiale ?

L’expert-comptable vient apporter un regard technique sur les aspects fiscaux, financiers et comptables de la transmission. Nous participons aux discussions stratégiques et fournissons des données clés, comme l’estimation de la valeur de l’entreprise ou encore le traitement comptable des différents dispositifs de transmission, comme le pacte Dutreil par exemple. Nous avons une connaissance très profonde des dossiers et de nos clients, ce qui nous permet d'identifier des solutions optimales à apporter aux conseils.

Quelles sont les préoccupations actuelles de vos clients ?

L’incertitude fiscale est une inquiétude récurrente. Face aux évolutions potentielles des taux d’imposition, nous conseillons nos clients sur des stratégies d’optimisation, telles que l’anticipation de distributions ou l’utilisation de dispositifs de transmission avantageux. Nous accompagnons également nos clients sur leur préparation à la retraite, notamment avec des outils adaptés afin d’optimiser leurs revenus futurs.

Nous assistons à une consolidation des métiers de CGP et MFO. Est-ce aussi le cas dans votre secteur ?

Il existe un mouvement de consolidation parmi les cabinets d’expertise comptable, bien que ce phénomène reste moins prononcé que chez les CGP. Nous avons d’ailleurs nous-mêmes racheté un cabinet afin d’acquérir une compétence spécifique sur le secteur associatif. Notre objectif est de garder une taille humaine et une proximité avec nos clients et d’ajouter de la valeur ajoutée à nos prestations.

Quel est votre regard sur l’avenir de la profession ?

Je pense que les nouvelles technologies, notamment l’intelligence artificielle et la facturation électronique, vont transformer nos métiers. Je ne suis pas inquiet quant à l’avenir du métier car la demande en conseil reste forte, et notre valeur ajoutée réside dans la capacité à accompagner les dirigeants avec une approche sur mesure. En revanche, le principal enjeu sera le recrutement des talents capables de soutenir cette évolution.

Propos recueillis par Marine Fleury