Le principe du « Small is beautiful » doit rester la boussole des multi-family offices afin de préserver l’agilité, la proximité et la personnalisation de l’accompagnement au quotidien des clients. Pour mieux accéder, mieux négocier, attirer et faire grandir les talents, et investir en continu dans une offre à forte valeur ajoutée, l’échelle n’est plus un luxe – c’est un levier stratégique.

Le concept de « Small is beautiful » introduit par l’économiste Ernst Friedrich Schumacher dans les années 70’s, met en avant une économie à taille humaine où la taille réduite favorise la responsabilité, la durabilité et la convivialité.

Cette vision s’oppose avec la logique de gigantisme, que ce dernier considère inefficace, aliénante et destructrice de l’homme comme de la nature.
Alors que les banques privées tendent à rationaliser leurs offres, au risque d’en diluer la personnalisation, de nombreux entrepreneurs & familles fortunées prennent les devants en créant leur propre structure ou en rejoignant des multi-family offices.
Ces derniers offrent une approche souple, sur-mesure et alignée sur les besoins réels des clients, tout en cultivant une relation de confiance renforcée. Cette dynamique s’accélère aujourd’hui : selon le Capgemini World Wealth Report 2024, les actifs gérés par les family offices devraient bondir de plus de 70 % d’ici 2030, atteignant 5 000 milliards d’euros. Bien que ces structures soient souvent de petite taille, elles nécessitent la mise en place d’une plateforme intense en capital humain, capable d’assurer le reporting consolidé, la coordination de nombreux experts (notaires, avocats, comptables…), l’analyse de fonds cotés et non cotés, le suivi des investissements et l’assistance administrative. Pour répondre aux attentes de clients très exigeants, souvent dotés de patrimoines supérieurs à 100 millions d’euros, il ne suffit pas de mobiliser une expertise de haut niveau : il faut également mettre en place des processus rigoureux et une méthodologie solide, afin que l’agilité s’accompagne de solidité et de sérénité. En plus du rôle de sparring-partner, le family office agit comme un pilier de sécurité patrimoniale, garant de la préservation, de la confidentialité et de la continuité sur plusieurs générations.

Les family offices offrent une approche souple, sur mesure, alignée sur les besoins réels des clients, tout en cultivant une relation de confiance renforcée

Si iVesta family office a pu se doter par exemple d’une équipe d’investissement de 10 personnes, c’est notamment grâce à la mutualisation permise par des encours conseillés de près de 6 Mds €. Par ailleurs, chaque client est accompagné par un trinôme dédié – Family Partner, Family Officer et Family Data Keeper – garantissant une continuité de service essentielle dans un métier qui exige un niveau de réponse fiable et constant.

Small is beautiful, mais, vu les enjeux, mieux vaut être grand et solide.

Si ces nouvelles structures de multi-family offices voient le jour, c’est aussi pour permettre à leurs entrepreneurs de mettre en commun leurs capitaux pour « chasser en meute » et accéder à des opportunités auxquelles ils n’auraient pas accès en étant isolés. L’acteur majeur de l’investissement n’est pas le particulier ni les guichets traditionnels, comme les banques privées, mais l’investisseur institutionnel : fonds de pension, assureurs, fondations ou endowments. Ces derniers structurent les marchés par l’ampleur et la constance de leurs engagements. S’il existe de très bons fonds ouverts à tous types d’investisseurs, les meilleurs d’entre eux jouent souvent à guichet fermé. C’est notamment à ces fonds-ci qu’iVesta cherche à accéder en direct grâce à un modèle de rémunération qui ne cherche pas la rétrocommission et grâce à un effet taille qui permet de répondre aux engagements minimums de ces fonds mondiaux qui exigent souvent des tickets minimums de 20 à 30 M€. Une autre vertu de la syndication des capitaux : l’effet « centrale d’achat », le rôle du multi-family office consiste aussi à négocier pour son pool de clients, notamment les frais de dépôt, les frais de transaction, l’incompressible assureur…

Small is beautiful, mais pour le sourcing et pour l’efficience opérationnelle, la taille est clé

Les métiers du conseil reposent avant tout sur la qualité des équipes, qu’il faut savoir attirer et faire grandir. Cela passe par un environnement stimulant, une vraie dynamique de croissance, un plan de formation continue et des perspectives d’évolution claires. Il est par ailleurs stratégique de créer les conditions d’un faible turn-over des équipes dans un métier où la confidentialité fait partie des prérequis de base. Des conditions difficiles à réunir dans de trop petites structures, où les talents trouvent vite leurs limites.
Au-delà de l’attraction des talents, la croissance permet aussi d’investir en R&D pour enrichir et améliorer l’offre de service continuellement : plus d’ergonomie, d’efficacité, et, in fine, une valeur ajoutée maximale pour les clients. Ces dernières années, nous avons lancé plusieurs initiatives : création d’une base de données pour accélérer la production des reportings clients, structuration de véhicules d’investissement sur mesure (clubs deals ou fonds datés obligataires), nos équipes investissements ont également pu produire de nombreuses études macroéconomiques sur l’état du marché LBO aux US, l’opportunité du secondaire en dette privée, l’opportunité d’investir dans des classes d’actifs moins bataillées, comme les small caps aux US & en Europe. Tous ces projets n’auraient pu voir le jour si nous n’avions pas des équipes mobilisables sur de tels projets transverses et si nous n’avions pas le souhait de faire grandir les encours.

Small is beautiful, mais pour pouvoir innover et être attractif, il faut de la croissance

Le principe du « Small is beautiful » doit rester la boussole des multi-family offices afin de préserver l’agilité, la proximité et la personnalisation de l’accompagnement au quotidien des clients. C’est ce qui fait notamment notre force chez iVesta Family Office, avec un très fort capex humain ; le ratio de clients par collaborateurs compte parmi les plus faibles de l’industrie (100 clients/50 collaborateurs). Mais l’ampleur des enjeux impose aussi une autre réalité : celle du caractère essentiel de la croissance. Pour mieux accéder, mieux négocier, attirer et faire grandir les talents, et investir en continu dans une offre à forte valeur ajoutée, l’échelle n’est plus un luxe – c’est un levier stratégique. La croissance ne nous éloigne pas de nos fondamentaux, elle en est le carburant. iVesta inscrit d’ailleurs cette conviction au coeur d’un « plan 2030 » ambitieux.


Sur l'auteur :

Rémi Douchet est DG d’iVesta Family Office qu’il a cofondé en 2017. iVesta Family Office a été créée pour accompagner ceux qui veulent être entrepreneurs de leur patrimoine. Forte d’une équipe de 50 professionnels, iVesta conseille plus de 100 entrepreneurs pour 6 milliards d’euros de patrimoine. Pour garantir son indépendance financière et assurer un alignement d’intérêts constant, 30 clients sont venus rejoindre le capital en 2019, permettant la création d’une offre unique de comex patrimonial pour ses clients.

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