Rachel de Valicourt, la stoïcienne
"Mes parents ont toujours été derrière moi, à croire en moi. C’est de là que je tiens mon assurance." À l’instar des principes du stoïcisme portés par Epictète, Rachel de Valicourt n’a jamais attendu que les choses qu’elle souhaitait arrivent d’elles-mêmes. Elle les a provoquées. À 55 ans, elle affiche une carrière façonnée par son audace, son agilité et, surtout, sa détermination.
Croire en soi
"Je n’ai jamais eu de doutes sur le fait que j’allais réaliser ce dont j’avais envie", explique-t- elle. Confiante en l’avenir, elle intègre l’Université Lumière Lyon II pour y étudier les langues étrangères. Bien que passionnée de voyages, ses projets prennent une tournure inattendue lorsqu’elle échange avec une amie qui lui propose de rencontrer les dirigeants d’Allianz. Elle rejoint les équipes en 1992, se formant en interne au métier de la vente. Une révélation pour la jeune femme qui fait ses armes sur le segment du B2C pendant plus de cinq ans. Elle quitte l’assureur pour MMA en 1997, avide de développer ses compétences auprès des professionnels tout en évoluant dans le milieu de la gestion de patrimoine. Après avoir passé plusieurs années à mailler le réseau de conseillers auprès d’une clientèle privée, la compagnie d’assurance lui propose de contribuer à la création du réseau de courtage, d’abord dans l’ouest de la France, puis très vite, sur l’est de l’Hexagone. Sa mission ? Convaincre les courtiers généralistes de distribuer l’offre maison.
Ascension professionnelle
Jeune maman, Rachel de Valicourt reçoit un appel d’un chasseur de têtes lui promettant que "cette conversation va changer sa vie". Loin d’y croire, mais malgré tout curieuse, elle accepte l’échange avec Patrick Petitjean, alors dirigeant du groupe Primonial, qui lui propose de prendre la direction régionale Sud-Est de l’offre destinée aux CGP. Elle accepte immédiatement, séduite par le projet, et rédige sa lettre de démission au sein même de son futur bureau. Déterminée, cette femme d’affaires gravit les échelons un à un, passant de directeur du développement en 2013, puis directeur général de la filiale Primonial Partenaires en 2017, avant d’être nommée directeur général délégué du groupe Primonial, en 2021. En 2024, le rachat de la distribution par Crystal est l’opportunité de prendre son envol vers de nouveaux horizons.
Une histoire de coups de foudre
L’horizon, cette férue de voyages ne se lasse pas de l’explorer. Bien qu’elle rêve de découvrir l’Océanie avec son fils, Rachel de Valicourt est tombée sous le charme du Brésil et visite le pays tous les ans. "Je me souviens la première fois que j’ai survolé la forêt amazonienne, la splendeur de l’océan qui borde la ville…" raconte-t-elle. Mais, pour l’heure, de nouvelles missions l’attendent en France. Après un échange avec Olivier Farouz, président du Groupe Premium, la magie opère, et c’est en avril 2025 qu’elle intègre les équipes au poste de directeur général de la branche Premium CGP.
L’âme d’une stoïcienne
"Le bonheur n’est pas d’avoir tout ce que l’on désire, disait Sénèque, mais d’apprécier ce que l’on a." Cette lectrice invétérée se plaît dans un quotidien où philosophes, essayistes et hommes d’affaires l’inspirent. Si Georges Nemes lui a appris à gérer une entreprise et Stéphane Vidal a cru en ses capacités de dirigeant, c’est Jean-Louis Chiflet et Alain Rey qui lui ont enseigné les subtilités de la langue française. Portée par une force de caractère qui pourrait en intimider plus d’un, Rachel de Valicourt reste convaincue que tout but est atteignable s’il est bien mesuré. Aujourd’hui au service de l’engagement des épargnants, elle se sent à sa place et encourage tout un chacun à ouvrir la voie à la réflexion pour cultiver ses propres ambitions.
Marine Fleury



