MADE IN FRANCE, MADE TO LAST
Après quatre mois d’échanges approfondis avec les principaux acteurs de la gestion d’actifs, un constat s’impose : le secteur évolue vite, mais reste résolument solide. Ces entretiens ont permis d’aborder de front les enjeux du moment – ralentissement de la finance durable, tensions géopolitiques, retournements économiques – tout en dégageant les tendances d’avenir, les leviers de croissance et les rapprochements stratégiques les plus marquants.
Les grandes manœuvres se poursuivent : après Amundi-Lyxor ou BNP Paribas-Natixis IM, d’autres sociétés redessinent le paysage en misant sur des thématiques fortes. Souveraineté et intelligence artificielle s’imposent désormais comme de nouveaux axes d’investissement et, sur ce point, investisseurs institutionnels, épargnants et familles fortunées semblent parler d’une même voix.
Si l’ISR cède momentanément du terrain face aux actifs technologiques dans les allocations des épargnants, il demeure un pilier essentiel. Au- delà de la contrainte réglementaire, il incarne une vision de long terme. La transition énergétique, notamment, confirme sa capacité à créer de la valeur durable, portée par des acteurs qui, bien avant la mode, avaient anticipé ce virage. Infrastructures et dette privée deviennent ainsi des véhicules conjuguant sens et performance, désormais accessibles bien au-delà des seuls investisseurs institutionnels.
La démocratisation des actifs non cotés poursuit sa route. Plus encadrée, plus exigeante, elle vise aujourd’hui à offrir aux clients privés une qualité de gestion comparable à celle des grands comptes. En soutenant le développement d’entreprises locales, en France comme à l’international, les investisseurs réaffirment leur rôle moteur dans la vitalité économique du territoire.
Enfin, impossible d’évoquer la gestion d’actifs sans saluer la montée en puissance de nouveaux acteurs. Longtemps perçus comme complexes, les produits structurés se réinventent, portés par des courtiers toujours plus pédagogues et spécialisés. En 2025, 70 % des CGP collaborent désormais avec des brokers. Performances, sur-mesure et transparence ont fait de cette classe d’actifs un incontournable des allocations.
S’il ne fallait retenir qu’une idée de cette campagne 2026, ce serait la diversité. Non seulement celle des portefeuilles, mais surtout celle des acteurs. Ensemble, ils composent un écosystème riche, cohérent et exigeant, fidèle à l’esprit du Made in France : solide, innovant et durable.
Marine Fleury



