La troisième semaine de juin est marquée par une baisse continue des cours de pétrole, tandis que les négociations entre Téhéran et Washington restent dans l’impasse. Aux États-Unis, J.P. Morgan a annoncé relever son objectif de fin d’année pour l’indice du S&P500, alors que les small caps gagnent en importance, illustrant une rotation des marchés.
Plongeon des cours de pétrole, J.P. Morgan et S&P500, grande rotation des small caps…Retrouvez les 3 temps forts des marchés de la semaine
Un pétrole qui continue de plonger.
Plus d’une semaine après l’accord de paix signé entre les États-Unis et l’Iran, les cours du pétrole Brent poursuivent leur repli, passant de 82 dollars le baril à l’ouverture du marché lundi 22 juin, à environ 72 dollars ce jeudi 25 juin. Le mouvement est similaire pour le WTI qui est tombé à 68 dollars le baril jeudi, son plus bas niveau depuis plus de trois mois. La situation reste toutefois fragile. Le record enregistré lundi, avec une quarantaine de navires ayant franchi le détroit d’Ormuz, ne représente qu’un tiers du trafic observé en temps de paix. Par ailleurs, Téhéran continue de revendiquer le contrôle du détroit, une exigence qu’il maintient dans le cadre de ses négociations avec Washington.
J. P. Morgan relève son objectif de fin d’année 2026 pour l’indice S&P500
Alors que la maison de courtage J.P. Morgan visait initialement un objectif de 7600 points pour le S&P500 à la fin de l’année 2026, elle a finalement relevé cette prévision à 7800 points. S’appuyant sur la solidité des investissements liés à l’intelligence artificielle et sur la résilience de l’économie américaine dans un contexte d’instabilité géopolitique, l’institution financière rejoint les anticipations de plusieurs sociétés de recherche qui misent sur une telle hausse. Dans ses perspectives semestrielles publiées ce mardi 23 juin, la banque américaine estime que « l’IA est le thème “prometteur” le plus durable », et table sur « un supercycle continu » porté par cette technologie.
Une semaine en faveur des small caps
Alors que la majorité des investisseurs concentrent leur attention sur les multinationales de la high tech, les petites capitalisations boursières affichent une performance relative pourtant bien plus élevée que celle des géants du Nasdaq. De nombreux experts évoquent une « grande rotation » marquée par une sortie progressive et partielle des investisseurs des méga-capitalisations technologiques au profit des small caps. La séance du 23 juin illustre particulièrement bien la situation : tandis que le Nasdaq et le S&P500 reculaient respectivement de 1,3 et 0,4 %, le Russel 2000, l’indice des petites capitalisations américaines, progressait de 0,8 % pour atteindre un niveau record. Malgré cette évolution du marché, les small caps demeurent très sensibles aux variations des taux d’intérêt, ce qui constitue un point de vigilance important pour les investisseurs.
Noa Bouchy



