Chaque chemin commence par un premier pas, parfois inattendu, parfois choisi, et se transforme au fil des rencontres, des défis et des décisions qui façonnent une carrière. Ce dossier retrace 25 parcours de gérants de patrimoine qui, à leur manière, ont su tracer leur route, inventer leur voie et transmettre bien plus que des conseils.

Des plus grands noms de la gestion de patrimoine – pères fondateurs du métier – aux nouveaux entrants, animés par la soif d’intégrer la place, tous ont un point commun : ils ont démarré quelque part, et sont arrivés là où ils ne s’y attendaient pas. Pour certains, la route a été longue. Il s’agissait parfois de débuter comme avocat, dans une maison de prestige, dans le commerce ou le marketing. Pour d’autres, tout s’est présenté comme une évidence, en écoutant un assureur parler du métier ou en entrant dans une école spécialisée en gestion de patrimoine. Et puis vient le temps des premières expériences, des premiers cabinets que l’on rejoint, des premières banques privées. Les entreprises des autres, celles dans lesquelles on se forme, où l’on accumule plusieurs savoir-faire. Celles aussi pour lesquelles on se bat, dont on est fier, parfois déçu, mais où l’on rencontre, apprend et se découvre. Ce sont ces moments de vie, uniques à chacun, qui façonnent la singularité d’un parcours et laissent la place à la création de son propre chemin.

Partir ou repartir d’une page blanche

Un beau jour, le temps est venu. Il ne s’agit plus de compter le nombre de cordes à son arc, mais de les utiliser pour créer quelque chose. C’est ce désir d’écrire ses propres pages, animé par la passion du métier, la curiosité et cette envie de comprendre, qui unit les conseillers. Souvent, ce qui importe dépasse largement le simple fait d’être un « bon conseiller ». Ce qui marque après tant d’années, ce sont les familles que l’on rencontre, ces clients singuliers, ces entrepreneurs emplis d’humilité. Ce sont aussi ces collègues croisés par hasard, leurs avis précieux qui nous aiguillent même dans le brouillard. Et puis vient notre tour, et la tendance s’inverse. On se souvient des conseils reçus, on rappelle ces anciens collègues, on s’inspire des entrepreneurs, on cherche des clients, on accompagne des familles. Les années passent, mais le désir ne tarit jamais. Désormais, le nom de notre société brille aux côtés de ceux qui nous ont inspirés. On finit par composer avec nos cordes, et le beau jour a laissé place aux belles années.

Conjuguer avec la vie

Pour reprendre des mots qui ne nous appartiennent pas, « l’artiste n’est rien sans le don, mais le don n’est rien sans le travail ». Si cette affirmation d’Émile Zola peut paraître hors sujet, il ne faut pas oublier qu’à leur manière, les gestionnaires de patrimoine sont des créateurs. Ils inventent des solutions, innovent dans leurs processus, perçoivent ce que leurs clients ne voient pas. Et dans tout cela, on comprend qu’il faut prendre le temps, et que monter sa société demande de s’y consacrer pleinement.

Mais la vie est un équilibre. Si le travail occupe une place majeure dans celle des professionnels, trouver sa « soupape de décompression » est une nécessité. Pour beaucoup, cela passe par renouer avec la nature, affronter la fougue de la mer sur un voilier ou prendre de la hauteur en tutoyant les sommets. D’autres préfèrent s’évader par la musique, les livres, l’art ou la poterie. Les portraits de ces entrepreneurs ne dépeignent pas uniquement des parcours professionnels ou académiques. Ils retracent tout ce que l’on perçoit en les écoutant : l’audace, la curiosité, l’avant-gardisme et la bienveillance. Nous vous proposons de découvrir ces femmes et ces hommes, tous singuliers et étonnants à leur manière. 

Les pionniers
Sandrine Genet, la rêveuse
Christophe Achard, l’explorateur
Benoist Lombard, le capitaine
Emmanuel Angelier, le Breton
Meyer Azogui, le bâtisseur
Véronique Aubin, l’altruiste

Les conquérants
Ariane Darmon, la bienveillante
Rachel de Valicourt, la stoïcienne
Anice Chlagou, le globe-trotteur
Malcolm Vincent, le marathonien
Julien Magitteri, le phénix
Noémie de Bartillat, la curieuse
Jérôme Jambert, le compétiteur

Les disrupteurs
Souleymane-Jean Galadima, l’éclectique
Franck Béon, le polymathe
Guillaume Huard, le pilote
Stéphane Carles, le passionné
Amaury Dufresnoy, l’entrepreneur

Les leaders d'opinion
Joachim Savigny, l’insatiable
Camil Mikolajczack, l’avant-gardiste
Les engagés

Édouard Herbo, l’idéaliste

Virginie Duffour, l’audacieuse
Simon Lolmede, l’humaniste
Pascale Baussant, la résiliente
Julien Lescs, l’architecte